Facebook montrerait-il ses premiers signes d’usure ?

Facebook, le réseau social aux 600 millions d’utilisateurs dans le monde, aux 21 millions d’utilisateurs en France montrerait-il ses premiers signes d’usure ?

C’est ce que laisse paraître une récente étude du SNCD (Syndicat National de la Communication Directe) réalisée auprès de 2 264 personnes au mois de juin dernier.
L’étude relève que l’adhésion à une page de marque est chose fragile. 53% des fans s’en seraient déjà désinscrits. Etonnant? Pas tant que cela si l’on considère la manière et la vitesse à laquelle les marques se sont emparées de Facebook en squizzant toutefois l’étape indispensable de réflexion avant l’action.
Pourtant une question s’impose d’emblée : Etre présent sur facebook, pour quoi faire?
Les objectifs sont souvent très louables. Garder le contact, bâtir une communauté, interagir avec elle, créer du lien sont les principales motivations.

Autre question essentielle, Suis-je armé pour faire vivre ma marque sur Facebook? Autrement exprimé, Est ce que ma marque a suffisamment de notoriété, de contenu, d’évocation et même de «sex appeal» pour lever une communauté et la mobiliser? Hélas, c’est souvent NON. Non, parce que la marque est faible et qu’elle nécessiterait un travail en profondeur sur son ADN, ses valeurs, son discours (si c’est votre cas, n’hésitez pas, nous sommes là).

Dernière question et non des moindres, Est ce que la relation que j’initie avec mes fans est équilibrée? L’étude du SNCD montre que les désinscrits se sont désengagés principalement à cause d’un trop grand nombre de publications ( pour 65% ) ou d’un manque de contenu ( pour 56% )
Or les fans de la marque attendent, contre leur inscription, une véritable reconnaissance et naturellement des privilèges. Parmi ceux-ci, il n’est pas étonnant de retrouver des remises (pour 86%), des contenus exclusifs (pour 80%), des invitations à des événements (pour 78%) ou même un service client plus réactif (pour 70 %).

Bref, si vous souhaitez que moi, consommateur en puissance, je vous accorde mes faveurs, il faudra me faire des cadeaux, m’accorder les plus délicates attentions, me divertir et me prouver que je suis pour vous LE plus important.
Le grand intérêt de l’étude du SNCD est sans doute qu’elle engendrera une prise de conscience de la part des marques, non plus sur l’ intérêt «d’en être» et sa logique quantitative ( nombre d’utilisateurs, nombre de fans, nombre de publications,..) mais sur la « manière d’y être » et l’approche qualitative ( fidélité, intéractivité, démultiplication, …) qui doit en découler.
Non Facebook n’est pas mort ! Pourvu que nous, communicants, lui prêtions vie !

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Il faut faire des choses folles avec le maximum de prudence.
[Michel Mohrt]